Sleep2012 : une étude laisse penser que mal dormir peut induire de mauvais choix alimentaires

Cette étude de l’Université de Columbia (USA) confirme comment la privation de sommeil modèle notre cerveau et notre désir de junk food ou d’aliments malsains. Le manque de sommeil incite certains centres bien spécifiques de récompense à « s’allumer » face à ces aliments riches en sucre, en sel et en graisse. C’est une nouvelle preuve du lien entre insuffisance de sommeil, malbouffe et obésité.

Cette étude par imagerie fonctionnelle par résonance magnétique, menée sur 25 hommes et les femmes de poids normal, montre la réponse spécifique neuronale à la « malbouffe » quand notre sommeil est limité. Elle explique pourquoi « il nous faut »  consommer plus de nourriture, et en particulier plus de graisse après une période de restriction de sommeil par rapport à un sommeil normal. La vision de la cette nourriture grasse excite alors les centres de récompense dans le cerveau qui sont bien moins actifs en cas de sommeil suffisant.

Les participants ont visionné des images d’aliments sains et malsains après avoir passé, soit 5 nuits  de 4 heures de sommeil, soit 5 nuits de sommeil ad libitum jusqu’à 9 heures maximum. L’auteur principal, le Pr Marie-Pierre St-Onge, constate que,

  • ·         ce ne sont pas les mêmes régions qui s’activent lorsque ce sont des aliments sains, ou « malsains » qui sont présentés,
  • ·         la réponse neuronale à la nourriture malsaine est spécifique à la restriction de sommeil, ce qui suggère une plus grande propension à succomber à des aliments malsains quand on manque de sommeil.

Des recherches antérieures ont démontré que le manque de sommeil conduit à une consommation alimentaire accrue chez des personnes en bonne santé et que le désir augmente pour des aliments sucrés et salés, après une période de privation de sommeil. Ces nouveaux résultats suggèrent qu’en cas de manque de sommeil, nous sommes tout particulièrement friands de ces types d’aliments, ce qui peut entraîner leur consommation excessive.

 

source : EurekAlert Actu santé

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